L’isolement à la fac


solitude-mauvaise-negative-sante-isolement-seul-242485-jpg_133839Cet article pourrait concerner les étudiants de première année qui débarquent à la fac et doivent s’intégrer, cependant je n’oublie pas tous les autres étudiants qui changent de fac pendant leur cursus, qui arrivent dans une nouvelle ville, une nouvelle université où tout le monde se connait déjà ! 

J’ai décidé de faire cet article suite aux nombreux messages que je reçois actuellement. En effet, beaucoup d’étudiants me disent penser à abandonner à la rentrée à venir se sentant isolés, dépassés et mal à l’aise à l’université. Le mal-être étudiant n’est pas un mythe. Notre vie d’étudiant ressemble rarement aux séries américaines où de jeunes étudiants vivent une existence de rêve dans leur magnifique campus à faire la fête tous les soirs ! 

La réalité est tout autre et nous ramène vers des chiffres inquiétants : 

En effet, un étudiant sur 10 connaîtrait  des difficultés liées à la solitude. Il est difficile pour ces étudiants de créer du lien social et ce mal-être peut amener, dans les cas les plus délicats, à la dépression voire à des tentatives de suicide. Les idées suicidaires chez les étudiants ne sont pas rares, 8.5 % des étudiants (selon l’Usem) disent en avoir eu au cours de l’année. 

Parmi les facteurs favorisants cet isolement, on retrouve l’éloignement géographique et familial mais aussi la précarité où des étudiants cumulent des jobs + leur cours et se sentent écrasés par toutes leurs responsabilités.

Des solutions simples et efficaces peuvent vous aider: 

  • Les associations étudiantes: il n’est pas évident d’y aller si on est timide, mais le faire sera déjà une réussite et un premier pas!
  • Les activités sportives ou culturelles proposées par l’Université
  • Profiter des exposés en groupe lors des TD pour nouer des liens avec d’autres étudiants.
  • Participer à la semaine d’intégration (je conçois qu’à cette période de l’année c’est un peu tard!). Attention tout de même au bizutage.

Si vraiment vous êtes en difficulté et souffrez de cette situation, n’hésitez pas à vous renseigner, il existe parfois des centres ou associations qui permettent aux étudiants de consulter un psychologue gratuitement. Plus simplement, ne restez pas seul avec vos inquiétudes et parlez-en, les autres vous aideront à dédramatiser la situation et à  trouver des solutions adaptées. 

Si vous avez vécu cette situation et avez trouvé des solutions pour remédier à l’isolement, n’hésitez pas à mettre vos idées en commentaire, ça pourra en aider plus d’un ! 

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23 réflexions au sujet de « L’isolement à la fac »

  1. J’ai effectivement vécu ça: j’ai réintégré la faculté à l’issue d’une prépa et je suis directement arrivée en L3 puis j’ai enchaîné sur un master recherche où l’on travaille en solo. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur mon copain pour m’encourager mais c’est lui qui m’a aidée à initier des solutions de décompressage ou des palliatifs : promenades d’un quart-d’heure minimum tous les jours (avec son copain, la voisine, le chien, …) afin de brancher son cerveau temporairement sur autre chose que l’obsession des cours ou du job étudiant ; regarder une serie courte tous les 2 ou 3 jours ; écouter la radio (que ce soit de la musique ou France culture) afin d’entendre la chaleur humaine ; savoir se débrancher de facebook qui crée un sentiment d’attente plutôt qu’un soulagement ; faire quelque chose qu’on aime régulièrement même à petite dose (lire, écouter des musiques dont on raffole vraiment, savourer les repas) ; prendre les transports en commun plutôt que s’enfermer dans sa voiture ; …

      • Ce que j’ai oublié de préciser dans le précédent commentaire c’est qu’aucune de ces activités n’est redondante: toutes répondent à un objectif bien précis contre une angoisse psychologique bien précise. Les promenades servent à quitter le cadre de travail qu’on a pu se forger dans sa chambre ou son studio (au point de ne même plus percevoir la présence du lit, du coin cuisine ou même la fonction de « sweet home » dans lequel on contrôle les invités). La série sert plus particulièrement à déconnecter son esprit des obsessions; la radio à rester en contact avec la chaleur humaine tout comme les transports en commun pour des bains de foule réels… Je tenais à le repréciser car, à première vue, ça ne semble être qu’une liste répondant à l’idée de « déconnecter ». Or, tout n’est pas adéquat à toute heure de la journée, pour toute humeur et tout souci.

  2. Oui, je me souviens de ce genre de situations, je suis arrivée à Paris au début des années 2000, en tant qu’étrangère et surtout dans une filière où la plupart des étudiants sont français (ou francophones, en tout cas des gens qui ont vécu toute leur vie en France). La première année était terrible pour moi, il y en avait très peu qui étaient dans mon cas à se retrouver tous seuls dans une petite chambre le soir, la plupart habitaient encore chez leurs parents. Mais bon, quand je regarde ça avec la distance de maintenant, je me disais que l’ambiance en général était quand même pas si désagréable que ça, pas comme maintenant ou chacun semble vraiment être dans sa bulle en se contentant de jouer des jeux débiles sur son smart phone, apparemment sans éprouver le moindre besoin de communiquer avec les autres…

    • Il y a certes des gens qui s’enferment volontairement dans des activités nécessitant des appareils technologiques mais je pense qu’une bonne moitié cherche d’une certaine façon à pallier à leurs problèmes affectifs et leud difficulté à se crééer une vie sociale. Difficile de sauter le pas quand on se sent démuni…

  3. Merci pour l’article très informant! Je suis un étudiant étranger à Paris en deuxième année d’informatique dans une très petite filière (10 étudiants vivant dans un monde appelé LoL ou WoW), vivant tout seul à Paris; malheuresement avec des horaires dispersées je n’ai pas le temps de pouvoir rejoindre des clubs ou me trouver un emploi. Ah, mais j’oublie; je peux recevoir un suivi psychologique! 😀 Si la France est le plus grand consommateur d’antidépressants, ainsi que d’avoir le plus grand d’isolement social du monde après le Japon, ce peut être que tout le monde vit trop dans sa bulle. Une bonne idée serait de dédier un batîment pour l’intégration sociale des étudiants, avec des bars, salles de jeux, salons de discussions, ateliers, etc. ça nous sauverait beaucoup d’ennuis, nous autres étudiants étrangers! Voilà, passez une bonne journée!

    • Il ne faut pas qu’un seul bâtiment, un seul espace… Parce que sinon on se retrouve juste avec un groupe et des pratiques qui se posent en dominant (cigarettes aux portes d’entrée qui enfument tout, téléphones, licences…) et font fuir les autres. Et je ne suis pas sûr d’être la seule à penser ça. Je comprends bien que c’est un espace de détente dont on parle et pas d’un espace de travail mais tout le monde n’a pas besoin des mêmes conditions pour se détendre…

  4. Ping : Venez lire la liste de tous les articles du site ! « Etudes de psychologie

  5. J’ai essayé de m’intégrer à mes voisins car je fais mes études à 130 km de chez moi.
    Mais je me suis faite aggressé deux fois, et maintenant je suis renfermée sur moi-même. Je ne sors jamais et refuse toute sortie.
    Je parle énormément avec mon copain et ma soeur via msn ou facebook et comme je rentre le week-end, j’arrive à tenir.
    Je suis en L1 actuellement.
    Je ne me suis pas faite vraiment d’amis vraiment mais plus des camarades de classe.
    J’avoue que là que c’est bientôt les vacances, je commence à en avoir marre…

    • Je vois que ton intégration a été difficile, ça doit être dur à vivre pour toi. Mais je pense que tu ne dois pas être la seule dans ce cas là, essaye de repérer des personnes qui pourraient être isolées comme toi et avec qui tu pourrais sympathiser. Plein de courage en tout cas, ne lâche pas l’affaire, les choses peuvent changer très vite !

  6. Ping : S’intégrer à la fac (quand on est nouveau, quand on change de fac …) | Les études de psycho

  7. Cette année, je rentre en L1 de psycho à Rennes. J’ai plutôt hâte car la psycho me passionne mais en même temps j’ai très peur justement au niveau de l’intégration ! C’est pour ca que les quelques articles que tu as fait sur l’intégration à la fac me sont bien utile !
    Je souhaitai sen profiter pour te remercier d’avoir créé ce site qui est vraiment génial, très complet ! Si j’en ais l’occasion je m’empresser de le conseiller à tous, et j’ai appris beaucoup de choses sur les études que je m’apprête à commencer ! Merci beaucoup !

  8. Cela fait 1 semaine que la rentrée est commencée. Il est peut être un peu tôt pour faire des conclusions. Mais j’avoue me sentir assez mal dans ce début.

    J’ai du mal à supporter cet anonymat, cette impression d’inexistence. Quand je marche dans l’université, voyant tout ce monde, j’ai l’impression d’être une goutte de pluie qui tombe, anodine, comme les autres. Cetaines gouttes on de la chance, elles s’accrochent à d’autre. Et moi je suis seul. J’ai du mal à m’intégrer, les gens ne me parlent pas … Ou si, pour me demander ou est tel amphi, a quel heure est tel cours ou pas. Et une fois que j’ai répondu, ils remettent leur nez dans leur téléphone et c’est fini. J’ai même pas le temps de dire autre chose.
    Même les soirées d’intégration sont difficiles à supporter … Pourquoi est ce qu’on fait ca toujours dans des bars ?! Moi j’entends rien, et puis les gens viennent la presque que pour picoler …
    J’ai du mal à me motiver, car j’ai l’impression que ca ne servira à rien, les gens vont me répondre, ca va durer 1 ou 2 mn, et puis le lendemain ils m’auront oubliés, et je redeviendrais la goutte d’eau, qu’on ne remarque même pas tellement elle est banale.

    Je voulais le dire, car ca me pèse beaucoup … Et je me sens vraiment mal ce soir.

    Une goutte d’eau parmi 24 999 autres.

    • Si ça peut ta rassurer, j’étais pareille au début, et puis il faut aussi prendre sur soi, parler aux autres, les forcer à sortir de leur cocon, car tu n’es pas la seule à te sentir seule.
      Mais si je peux souligner quelque chose, on n’est pas obligé de ne pas être banale pour être vu (tu vois ce que je veux dire ?)
      Courage à toi, ça ne fait qu’une semaine, compte sur tes proches ! Tu es en résidence universitaire ?
      Je ne suis jamais allée à aucune soirée et j’ai réussi à me faire des amis, notamment grâce aux exposés ou en parlant à mes voisins de table 🙂

    • Chère goutte d’eau,

      Ne t’inquiète pas, ce que tu ressens est tout à fait normal. C’est le cas de la plupart des nouveaux étudiants. Une semaine c’est vraiment trop tôt pour tirer des conclusions. C’est un nouvel environnement qu’il faut apprivoiser petit à petit. Tu auras plus de chances de créer des liens lors des TD, lors des travaux à plusieurs.

      Ne t’inquiète pas trop. Reste toi même, ouvert aux autres, sans te poser trop de questions.

      Je t’envoie tout le courage que je peux ! N’hésite pas à revenir pour nous donner de tes nouvelles!

      Bonne chance!

      Clémence

  9. merci pour cet article. C’est rassurant dans un sens de sentir qu’on n’est pas seul…
    Je suis en premiere année de these en Angleterre et c’est… dur! Je suis de nature timide mais en general, je finis toujours pas m’en sortir. Sauf qu’ici, la langue n’aide pas. Au tout début, alors que j’avais des opportunités pour sortir et rencontrer du monde, je ne comprennais pas assez bien l’accent anglais pour me sentir a l’aise dans ces sorties. J’ai renoncé a y aller. Maintenant, j’ai l’impression d’avoir raté le coche… les gens se connaissent mais moi je suis toujours seule. C’est difficile de tenter a nouveau de m’integrer dans des groupes deja fait… Mis a part mes recherches, il n’y a rien d’autre.
    A cela on rajoute une coloc qui part en vrille (j’ai fais la betise d’accepter une coloc avec un couple beaucoup plus agé que moi, dont l’un est un collegue…) et le temps qui empeche toute sortie (alors que je suis clairement quelqu’un qui s’epanouit dehors et pas entre quatre mur…).
    Mon copain, ma famille et mes amis sont loin. Pas moyen de les voir souvent mais je passe mon temps au telephone avec eux le soir. Finalement je passe presque plus de temps a parler francais au telephone qu’a parler anglais dans la journee…
    Ma these risque d’etre tres tres longue…

  10. Merci pour cet article qui me donne quelques idées pour aider mon fils qui a du mal à s’intégrer à l’unif. Je cherche l’équivalent des BAPU en Belgique. Quelqu’un peut-il m’aider?

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