Les études de psycho: Pas de débouchés? Filière saturée ?


Recherche d'emploi« Les études de psycho ? Non, vraiment il ne faut pas aller dans cette filière, il n’y a pas de travail au bout, pas de débouchés ! Et puis, la psycho c’est un choix par dépit, c’est réservé à ceux qui ne savent pas quoi faire ! Les études de psycho c’est facile, c’est un peu comme la philo en fait ! »

Je m’arrête là, je pense qu’on vous a déjà chanté plusieurs fois cette chanson ! Au-delà des préjugés revenons sur quelques idées reçues et apportons quelques chiffres.

  1. Avec une licence de psychologie, il n’y a pas de débouchés professionnelles: plutôt vrai …

Si vous obtenez « seulement » une licence de psychologie ou un niveau master 1, effectivement, soyons honnêtes, il n’y a pas vraiment de débouchés. Ce niveau d’étude ne permet pas d’obtenir le titre de psychologue.

Cependant, avoir une licence de psychologie signifie que vous avez acquis des connaissances qui seront reconnues lors de divers concours aux formations paramédicales (infirmier, psychomotricien, orthophoniste…) et sociales (éducateur spécialisé, assistante sociale…). Vous aurez davantage de chance d’obtenir votre concours et/ou d’obtenir une VAE.

       2. Obtenir le passage en Master 2, c’est mission impossible, il y a trop d’étudiants : Faux !

Il est certain que le passage en Master 2 est très compliqué, il y a beaucoup d’étudiants pour peu de places, mais ce n’est pas mission impossible ! Il faut aussi savoir que certaines spécialités attirent plus d’étudiants que d’autres, par exemple, la spécialité « clinique/patho » est une des plus saturées, mais des filières comme la psychologie sociale ou cognitive le sont beaucoup moins. Je rappelle que toutes les spécialités amènent au titre de psychologue !

Aussi, pour maximiser vos chances d’être accepté en Master 2, multiplier les candidatures, ne postuler pas seulement dans votre fac ! Votre parcours ou votre projet professionnel peut intéresser les professeurs d’autres universités.

       3. Il n’y a pas de travail dans le domaine de la psychologie : Faux !

Certes, il y a peu de places dans une institution en CDI, avec 35h et une bonne rémunération (mais ça existe !) mais le plus souvent un psychologue cumule des temps partiels, doit être mobile, a des vacations et doit passer des concours pour être titulaire.

Egalement cela dépend de votre spécialité, il semblerait que les psychologues du travail trouvent plus facilement un emploi et soient mieux rémunérés qu’un psychologue clinicien en institution publique, mais attention aux généralités!  

En bref, il y a du travail, mais dans des domaines assez spécialisés comme par exemple l’autisme où beaucoup de parents sont en recherche d’un psychologue formé aux programmes TEACH ou ABA, ou également en gériatrie où il y a une demande importante de psychologue possédant entre autres une formation en neuropsychologie.

       4.  Où sont les psychologues ?

En France, en 2004, on estime qu’il y a environ 35 000 psychologues ( SFP, octobre 2004). 80% sont des psychologues cliniciens (Onisep, 2003). Chaque année, environ 2700 nouveaux psychologues arrivent sur le marché du travail. Les débuts en tant que jeune psychologue sont souvent difficiles.

Les psychologues sont en grande majorité salariés (en CDI : 66,8% ; en intérim/CDD : 8% ; et les autres ???)

–          45% d’entre eux sont fonctionnaires

–          30% sont dans le secteur associatif conventionné

–          5 à 10% dans le secteur privé (entreprise)

–          10% ont une activité en libéral associée ou non à un temps partiel

Ces chiffres vous donnent une idée globale mais ne sont pas forcément fiables et commencent à dater. Il y a eu beaucoup d’évolution depuis 2004, surtout dans le domaine de la psychologie du travail !

        5. En conclusion …

Je pense que l’important lorsque l’on décide de commencer des études de psychologie est de ne pas idéaliser le métier de psychologue ! Pour cela, faire des stages et communiquer avec des professionnels semblent la meilleure solution pour comprendre la réalité du terrain.

Aussi, concilier un réseau professionnel ainsi qu’une spécialité recherchée dans une région non saturée permet de maximiser les chances d’obtenir un emploi.

Si vous avez d’autres informations sur les débouchés des études de psychologie, n’hésitez pas à poster vos sources et informations dans les commentaires !

Sources :

–          http://www.letudiant.fr/etudes/secteurs/histoire_1.html

–          Les métiers de la psychologie de Sylvie Chéneau 

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43 réflexions au sujet de « Les études de psycho: Pas de débouchés? Filière saturée ? »

  1. je suis actuellement en licence de psychologie et cet article m’a permis de mieux positiver mon parcours 🙂 par contre petite question combien de candidatures de master de psychologie ont peut faire une fois la l3 validée ? et combien de demandes aussi pour le master 2 ?
    c’est vrai que la licence de psychologie souffre beaucoup de préjugées ! j’en fais les frais en ce moment ne serai que pour trouver un job l’été . les gens me demandent sans cesse pourquoi une tele formation et donc pourquoi demander à travailler dans un magasin de vêtements , dans la restauration ect…. alors que je fais une telle formation ? bref c’est dommage que cette voie souffre autant de mauvais jugements ;/

  2. Excellent article ! Vraiment éclairant !
    Une question : quelles sont les régions les moins saturées dont vous parlez à la fin ?

  3. encore moi avec une question ^^’ comme tu as su le dire, le milieu de  » l’autisme » est un secteur qui recherche des psychologues. Cette année j’ai été bénévole dans une association pour enfants en difficultés mentales et ça m’a beaucoup sensibilisé et j’hésite à me lancer peut être dans cette voie. est-ce que tu sais quel sorte de master il faut viser pour intégrer ce milieu ?  » master psycho clinique, neuropsychologie, sociale ?…

    • Je ne m’y connais pas beaucoup, mais est-ce qu’il n’y a pas des masters spécialisés dans l’autisme ? Désolée, je ne m’y connais pas assez pour te répondre spécifiquement!

    • Il me semble avoir vu des masters en psycho du développement avec une spécialisation dans l’autisme.
      Cependant, il est intéressant voire important d’avoir une approche pluridisciplinaire (neuropsy, sociale, clinique, dév …cognitive) lors de la pratique professionnelle.
      D’où l’étude de toutes ces matières qui peuvent nous gaver en Licence….mais au final, pour ma part en stage clinique, je me suis aperçue que toutes ces approches/matières permettaient d’être plus ouvert et de mieux comprendre le comportement humain, par exemple.

      Plus précisément, j’ai des amies intéressées par l’autisme qui se sont dirigées en master développement. Regarde à Amiens je crois, et peut-être à Lille, mais là je suis vraiment pas sûre pour Lille.

      Une réflexion sur l’approche clinique de l’autisme peut-être? J’ai entendu à un moment que c’était devenu proscrit…Ou est-ce que je confonds avec la psychanalyse? =/

  4. Merci pour cet état des lieux! J’ai 32 ans, 2 masters en poche, une vie de famille et professionnelle bien remplies et une volonté bien réfléchie. A la rentrée 2013-2014, j’entame un cursus de psycho 1 ere année à distance. Un rêve? Peut-être. Au lycée, je souhaitais poursuivre des études en psycho mais mon entourage me l’a déconseillé « pas de débouché ma fille! ». Aujourd’hui, je saute le pas avec impatience. Quelques consignes?

    • Pour ma part, il me semble que cet article est assez naif. je confirme malheureusement toutes les allégations. Effectivement en tant que psychologue, il n’y a que peu d’emploi pour le nombres de psychologues que nous sommes. Je suis diplômé depuis deux ans (psy clinicien), je suis géographiquement mobile, et autre facteur important, je suis un homme. J’ai tout de même du mal à trouver un poste perenne. C’est pas embetant de commencer en temps partiel, et en CDD au début, mais lorsque cela dure c’est un brin démoralisant, surtout lorsqu’on repasse par la case départ, c’est à dire chez papa maman (génération boomerang). Le métier de psychologue est une lutte. Lutte pour trouver des stages, lutte pour trouver un emploi précaire, lutte pour avoir des conditions acceptables pour notre pratique etc…nous sommes toujours entrain de lutter…et pourquoi? Je suis en remplacement actuellement à l’hopital, et je vous raconte pas à quel point notre statut est précaire : bas salaire (nous gagnions autant qu’une infirmière débutante, et elle son salaire augmentera), cdd à répétion (jusqu’à 6 ans) ; et bien évidemment les salaires n’augmentent pas car c’est une condition sinequanone au CDD. Avoir fait 5 ans d’étude, plein de stages, c’est déprimant à souhait. Malheureusement, je ne suis pas le seul à subir cette précarité, au CHU où je travaille, nous sommes 30 psy (sur 7000 salariés), et plus de la moitié se retrouve dans ma situation.J’ai pas fait psy pour être milliardaire, mais pas non plus pour être précaire.

      Solidairement,
      Niknak

      • Niknak –> Quand on vous dit qu’un diplôme de psychologie n’est pas un cadeau, ce n’est pas pour rien. Malheureusement, certains se sont battus, ont tous défié et d’autres le font encore pour obtenir un titre sans valeur.

        Sociétalement parlant, très peu de gens situent l’utilité d’un psychologue en France et en Europe. Par exemple : expliquez très concrètement ce que vous pouvez apporter en intégrant une entreprise ou une institution. Allez vous me dire « l’accompagnement des personnes en souffrance » ? –> Des professionnels du secteur medico-social reçoivent des formations dans ce domaine que les employeurs tendent à considérer suffisantes.

        De plus, en France, malgré la loi, la souffrance psychique reste une excuse, un hobby ou un luxe auquel on peut s’adonner à faible coût chez un psychiatre.

        Quant à l’infirmier/ère que vous pensez moins qualifié(e) que vous et dénigrez à demi-mot. Je vous rappelle que c’est un professionnel dont on situe facilement l’utilité étant donné que ses tâches sont très concrètes et consistent à faire réaliser toutes les actions ne veut pas. Je rappelle également que les étudiants en infirmerie ne suivent peut être que trois ans de formation, mais ces trois années comprennent en plus des C.M et T.D, près de deux cent heures (au premier semestre) à plus de cinq cent heures (au sixième semestre). Que sait faire un psychologue ? Écouter des gens assis sur une chaise et faire passer des tests, rien d’autre. L’infirmière a plus d’expérience et d’aptitudes. Vous avez de la chance de toucher un salaire égal au sien.

        Pour avancer dans la vie, il faut d’abord y connaître sa place. Profitez de votre mi-temps pour compléter votre formation car tout savoir de Freud n’apporte rien aux autres.

      • Désolé correction du paragraphe : Je vous rappelle que c’est un professionnel dont on situe facilement l’utilité étant donné que ses tâches sont très concrètes et consistent à réaliser toutes les actions que le médecin ne veut pas faire.

  5. Ping : Commencer des études de psychologie | Les études de psycho

  6. Bonjour,
    pour répondre, je dirai que vu les connaissances que nous devons acquérir…. freud est loin, bien loin, la psycho à bien avancée en référence a la neuropsychologie…. synapses et neurones au programme, neuroanat aussi, pharmoco….

    donc je ne sais pas.. qui ne sais pas ne juge pas…

    karen, assistante dentaire, licence de sciences de l’éduc, et actuellement en l2 psycho par correspondance

    merci…

  7. Je suis choquée par certains propos que je lis… Beaucoup de personnes disent de la jeunesse qu’elle est sans ambition mais en même temps je me dis que c’est un peu normal quand on est confrontés à ce genre de propos… Heureusement que certains s’accrochent ! Je dirais simplement que le rôle d’un psychologue est dévalorisé par ceux qui n’en ont pas besoin dans l’immédiat, mais le jour où votre mère/soeur/femme sera victime d’agression sexuel, où le jour où vous reviendrais de guerre, ou tout autres scénarios dramatiques que je ne souhaite à personne… Ce jour là vous serez bien content d’avoir des psychologues à votre écoute qui pourront vous aider à continuer votre vie, a ne plus être dans la crainte. Parce que le rôle d’un psychologue ce n’est pas juste de vous écouter (et encore moins d’effacer vos problèmes, ce n’est pas possible) c’est simplement vous aider à continuer votre vie pleinement en acceptant vos traumatismes. Alors arrêtez de nous dénigrer parce qu’un jour où l’autre, pour x raison, vous aurez besoin de nous, et ce jour là, le psychologue que vous aurez en face de vous représentera toutes ces personnes que vous dénigrez en ce moment… sauf que lui vous aidera, alors que vous vous avez fait tout le contraire ! La psychologie a son importance comme toute chose, si non elle ne serait pas…. c’est grâce à la psychologie que les entreprises peuvent sélectionner leur employés pour ne pas avoir des gens peu digne de confiance et instable (oui se sont des psychologues qui élaborent les tests de connaissance et de culture dans un test d’aptitude à l’emploi) ce sont les psychologues, qui aident les soldats de la marines, de l’armée de terre, etc à supporter la distance qui les séparent de leurs familles, où encore à surmonter les traumatismes d’une guerre… ce sont les psychologues qui aident les victimes de viol, d’agression, d’inceste, etc à se reconstruire et ne pas gâcher leur vie dans la peur et la souffrance… et je ne vous parle même pas des psychologues spécialisés en neurobiologie qui font des découvertes impressionnantes sur des malades comme Alzheimer ou Parkinson ! Alors sérieusement arrêtez ça, de croire bêtement aux clichés d’une société trop pessimiste… croyez en nous et nous pourrons faire de grande chose !
    Cordialement, une fille parmi tant d’autre, en licence 1 de psychologie, qui aimerait pour une fois entendre des discours encouragent !

    • Merci beaucoup pour ce témoignage très encourageant, émouvant et fort. Futur étudiante en psychologie et comme toi, je compte me battre. Beaucoup de courage Mlle.

    • Enfin quelqu’un qui reconnaît l’utilité de cette pratique à sa juste valeur. Au lieu de considérer cette pratique inutile et pas dans le « concret » comme diraient certains (et l’inobservable alors…?). La plupart des personnes ne reconnaissant pas la valeur qu’à la parole et par ce même procédé, on est considérés comme des branlots. Après avoir fait mes 3 années de licence, je peux témoigner que cette pratique doit être considérée parmi d’innombrables problématiques et processus à prendre en compte que tout personne commune ignore ou peut ignorer. Donc proférer de telles idioties dénuées d’une quelconque réflexion n’a aucune place ici. Être psychologue c’est considéré l’humain comme unique, subjectif, ayant une histoire propre et non comme étant un individu dont on balance des médoc au vue de sa pathologie commune à d’autres. L’humain est bien plus complexe que cela et dénigrer la pratique de psychologue c’est négliger l’essence même de notre humanité.

    • bonjour,
      je suis actuellement en terminale L et je suis perdue lorsqu’il s’agit de mon orientation. Je suis de nombreuses fois allée voir des psy étant plus jeune et j’ai toujours trouvé une utilité à ses séances. Il ne m’est jamais venue à l’esprit de remettre en cause l’efficacité de ces entretiens, jusqu’à ce que d’autres me fassent comprendre que seuls les « fous » vont voir des psys. J’ai longtemps rejeté l’idée de faire psychologue, pensant que je ne supporterais pas d’écouter les gens. Puis j’y ai réfléchis, j’ai envisagé ces études qui me paraissent tout de même très enrichissantes. Je suis très craintive lorsqu’il s’agit de faire un choix, et là on parle de mon orientation…mes inquiétudes ne se sont pas calmées lorsque un camarade dans ma classe m’a dit : » Ah psy c’est cool mais tu bosseras pas, une amie à ma mère a son diplôme de psy et elle en a eu marre de ne rien trouver à part des boulots avec les vieux donc elle est devenue prof ». Je n’ai pas vraiment pour ambition d’être prof ou encore de travailler avec les personnes âgées. Je trouve la partie neuropsychologie intéressante. J’ai vu Kim que vous parliez également de neurobiologie, je n’arrive pas à trouver des informations sur cette discipline si vous pouviez m’en dire un peu plus s’il vous plait… Je pensais à d’autres possibilités comme l’enseignement dans l’IEP d’aix qui propose un enseignement encore généraliste, et qui a la réputation de vous offrir un emploi immédiatement… Pourtant je ne suis pas emballée…En tous cas je voudrais vous remerciez pour ce commentaire positif que je ne considère pas comme idéaliste. J’aimerais si vous le voulez bien que vous me dites où vous en êtes dans vos études de psychologie…
      Merci encore à Bientôt je l’espère

  8. Bonjour,

    J’ai obtenu ma licence de psychologie en 2013 mais après avoir tenté une autre voie, je pense à peut-être reprendre mes études en master 1 dans le domaine de la psychologie de l’enfant, sur Paris. Je me demande si ce domaine est également saturé ou offre en réalité de véritables opportunités pour s’insérer ? et plus tard pour trouver un post plus ou moins long?

    Merci d’avance!

  9. Cet article est très intéressant et encourageant,
    ça fait plaisir de voir que malgré tout ce qu’on peut vous dire quand vous aller vous lancer dans ce métier ce n’est pas forcément vrai et qu’on peut s’accrocher.
    Ça fait plaisir de voir que ce qui compte ce n’est pas forcément les débouchées mais l’envie qu’on peut avoir pour se lancer,
    je suis persuader au fond de moi qu’il y à toujours des solutions pour arriver à ces fins,
    évidement je ne pense pas aux solutions mal honnêtes et autres.
    et enfin ça fait plaisir de voire qu’ il y’en à qui sont fier de défendre le métiers 🙂

  10. Bonjour à tous

    Encore une fois je suis stupéfaite par ce manque de positivisme de nombreux individus !!!!

    En effet, la vie n’est pas simple pour tous car nous n’arrivons pas tous égaux au début de notre existence, certains ont des facilités d’ordres financières, intellectuel, familiale, relations, connaissances etc…. et d’autres des obstacles dans ces même domaines, c’est la base de l’existence de chacun en cet univers.
    Tous ça pour en venir au fait que peur importe les débouchés peut importe la situation du chômage actuelle et peu importe les spéculations car qui veut vraiment ce donnera les moyens de parvenir à son objectif (avec ou sens facilités), il peut y avoir des passages de découragements mais ceci permet aussi de mieux rebondir car une remise en question s’établit et l’on se rend compte qu’il y a des choses à changer dans notre manière de procéder, il faut s’adapter à la demande du marché et se démarquer au mieux pour les postes en petits nombres, à mon sens il faut aussi savoir commencer au « plus bas » pour arriver au « plus haut » ce qui est un point fort car l’analyse de chaque « étapes » (échelons, statuts, postes…) permet d’avoir une vue objective sur l’ensemble du métier et d’exercer dans le respect avec chacun de ses collègues.

    Pour tous ceux qui rament ne vous découragez :-), voyez plutôt les côtes positifs que les côtés négatifs car bien souvent le négatif est moindre.

    Cordialement,

    • La psychologie, comme toutes les disciplines, ne peut pas être simplement abordé sur le plan des débouchés, il y a des psychologues qui deviennent DRH, de grands consultants, praticiens, chercheurs et d’autres qui peinent davantage à stabiliser leur situation. En parallèle, vous pourrez voir des personnes diplômées d’un troisième cycle en droit, en gestion ou en commerce rencontrer des difficultés dans leur insertion tandis que vous verrez des personnes de niveau Bac ou Bac+2 occuper des postes à hautes responsabilités ne concordant pas avec leurs compétences. Ainsi c’est moins une question de débouchés qu’une question de positionnement intellectuel, idéologique et éthique.
      En effet, le but de la psychologie, en tant que science, est d’identifier les déterminants internes et externes aux conduites humaines. Autrement dit, la psychologie cherche la cause des comportements humains aux fins de les prédire que ce soit sur le plan social (travail, groupe, religion, secte, école), cognitif (apprentissage, mémoire, troubles cognitifs) et développemental (capacités chez l’enfant, l’adulte en vieillissement). En tant que science humaine, la psychologie tend à déterminer les comportements concourant à l’efficacité (performance des employés, des équipes, des apprentissage,…) et au bien-être (satisfaction, burnout, risques psycho-sociaux, compensation des troubles cognitifs) des hommes et des sociétés. Elle cherche également à comprendre l’origine de certains comportements délétères et inefficaces des hommes (sectes, stéréotypes, discriminations, conflits entre groupes,…). En somme, à chaque fois qu’une personne prend une décision dans le monde, et ce quel que soit sa place dans la société (politicien, magistrat, chef d’entreprise, recruteur, investisseur, formateur, médecin, ouvrier, cadre, demandeur d’emploi), la psychologie est présente.
      De ce fait, un psychologue peut à la fois agir partout…et presque nulle part :
      – « Partout » car un psychologue peut diagnostiquer les processus dysfonctionnels dans un système d’évaluation et de prise de décision (qu’il soit institutionnel ou humain) et proposer des optimisations attestées par la recherche.
      – « Presque nulle part » car en agissant de la sorte un psychologue fait perdre à l’être humain son sentiment de contrôle sur ce qu’il fait et l’efficacité de son propre jugement. En continuant ainsi le psychologue finit par être décrédibilisé par ceux au bénéfice desquels il oriente sa pratique (patients, salariés, organisations,…). Un être humain peut accepter que l’on perfectionne ou critique un système, une procédure mais non qu’on remette en cause la validité de son propre jugement.
      La psychanalyse, la sociologie, la philosophie…renvoient à des objets aux contours imprécis pour les uns et les autres. Personne ne sait ce que fait véritablement un sociologue…hormis qu’il étudie les phénomènes et groupes sociaux. Bien que scientifique à une époque, le philosophe est aujourd’hui une personne après des lectures mûrit, forge une façon d’appréhender le monde ce qui est très créatif et non menaçant. Le psychanalyste est quant à lui le professionnel qui fait à la fois rire et rêver, tout comme l’astrologue. On n’accorde pas de crédit à ce qu’il pense mais ce sont des activités auxquelles on peut apprécier de se livrer de temps à autre pour se changer les idées.

      A partir de ces éléments, que peut faire le psychologue ?
      – Un activité salarié –> Oui mais au prix de sa déontologie (seul pilier de son titre aujourd’hui) et de ses connaissances. En effet, le psychologue salarié est tenu de se conformer aux directives et processus qu’on lui impose, même si ces derniers sont très perfectibles, potentiellement dysfonctionnels et défient sa déontologie. L’employeur se servira souvent du psychologue dans son organisation pour avoir une impression d’assentiment de ses propres pratiques…même s’il n’en est rien.
      – Une activité indépendante –> Oui mais étant tenu de survivre. La pratique de la psychologie clinique en libéral est une activité incertaine. La conseil en psychologie des organisations fait, quant à lui, face à des cabinets de conseil en ressources humaines aux solutions douteuses, inadaptées, mais à la communication implacable.
      – Une activité de recherche –> Sa vraie place en France. Le chercheur psychologue voit assez peu sa déontologie mise à rude à épreuve. Il contribue à l’avancée des connaissances sur l’homme et ses conduites. Mais ces recherches finiront remisées dans une salle d’archives tandis que d’autres disciplines non soumises à cette même rigueur déontologique s’en saisiront pour se promouvoir.

  11. La psychologie, comme toutes les disciplines, ne peut pas être simplement abordé sur le plan des débouchés, il y a des psychologues qui deviennent DRH, de grands consultants, praticiens, chercheurs et d’autres qui peinent davantage à stabiliser leur situation. En parallèle, vous pourrez voir des personnes diplômées d’un troisième cycle en droit, en gestion ou en commerce rencontrer des difficultés dans leur insertion tandis que vous verrez des personnes de niveau Bac ou Bac+2 occuper des postes à hautes responsabilités ne concordant pas avec leurs compétences. Ainsi c’est moins une question de débouchés qu’une question de positionnement intellectuel, idéologique et éthique.
    En effet, le but de la psychologie, en tant que science, est d’identifier les déterminants internes et externes aux conduites humaines. Autrement dit, la psychologie cherche la cause des comportements humains aux fins de les prédire que ce soit sur le plan social (travail, groupe, religion, secte, école), cognitif (apprentissage, mémoire, troubles cognitifs) et développemental (capacités chez l’enfant, l’adulte en vieillissement). En tant que science humaine, la psychologie tend à déterminer les comportements concourant à l’efficacité (performance des employés, des équipes, des apprentissage,…) et au bien-être (satisfaction, burnout, risques psycho-sociaux, compensation des troubles cognitifs) des hommes et des sociétés. Elle cherche également à comprendre l’origine de certains comportements délétères et inefficaces des hommes (sectes, stéréotypes, discriminations, conflits entre groupes,…). En somme, à chaque fois qu’une personne prend une décision dans le monde, et ce quel que soit sa place dans la société (politicien, magistrat, chef d’entreprise, recruteur, investisseur, formateur, médecin, ouvrier, cadre, demandeur d’emploi), la psychologie est présente.
    De ce fait, un psychologue peut à la fois agir partout…et presque nulle part :
    – « Partout » car un psychologue peut diagnostiquer les processus dysfonctionnels dans un système d’évaluation et de prise de décision (qu’il soit institutionnel ou humain) et proposer des optimisations attestées par la recherche.
    – « Presque nulle part » car en agissant de la sorte un psychologue fait perdre à l’être humain son sentiment de contrôle sur ce qu’il fait et l’efficacité de son propre jugement. En continuant ainsi le psychologue finit par être décrédibilisé par ceux au bénéfice desquels il oriente sa pratique (patients, salariés, organisations,…). Un être humain peut accepter que l’on perfectionne ou critique un système, une procédure mais non qu’on remette en cause la validité de son propre jugement.
    La psychanalyse, la sociologie, la philosophie…renvoient à des objets aux contours imprécis pour les uns et les autres. Personne ne sait ce que fait véritablement un sociologue…hormis qu’il étudie les phénomènes et groupes sociaux. Bien que scientifique à une époque, le philosophe est aujourd’hui une personne après des lectures mûrit, forge une façon d’appréhender le monde ce qui est très créatif et non menaçant. Le psychanalyste est quant à lui le professionnel qui fait à la fois rire et rêver, tout comme l’astrologue. On n’accorde pas de crédit à ce qu’il pense mais ce sont des activités auxquelles on peut apprécier de se livrer de temps à autre pour se changer les idées.

    A partir de ces éléments, que peut faire le psychologue ?
    – Un activité salarié –> Oui mais au prix de sa déontologie (seul pilier de son titre aujourd’hui) et de ses connaissances. En effet, le psychologue salarié est tenu de se conformer aux directives et processus qu’on lui impose, même si ces derniers sont très perfectibles, potentiellement dysfonctionnels et défient sa déontologie. L’employeur se servira souvent du psychologue dans son organisation pour avoir une impression d’assentiment de ses propres pratiques…même s’il n’en est rien.
    – Une activité indépendante –> Oui mais étant tenu de survivre. La pratique de la psychologie clinique en libéral est une activité incertaine. La conseil en psychologie des organisations fait, quant à lui, face à des cabinets de conseil en ressources humaines aux solutions douteuses, inadaptées, mais à la communication implacable.
    – Une activité de recherche –> Sa vraie place en France. Le chercheur psychologue voit assez peu sa déontologie mise à rude à épreuve. Il contribue à l’avancée des connaissances sur l’homme et ses conduites. Mais ces recherches finiront remisées dans une salle d’archives tandis que d’autres disciplines non soumises à cette même rigueur déontologique s’en saisiront pour se promouvoir

    • Dante seriez vous frustré(e) d’être infirmier/ère ?
      Vous vous permettez de dénigrer tout un secteur en ayant aucune connaissance solide. Ce que vous dîtes n’est que venin et méchanceté gratuite à la limite du complexe d’infériorité (faut pas être psy pour le voir). Vous avez fait 3 ans d’études et pourtant ce n’est pas reconnu bac +3; ce n’est peut être pas pour rien 😉
      Tout corps de métier à son importance alors quand on ne sait pas on ne parle pas et quand on est frustré(e) on va voir un psy 🙂

      • Au fait je fais référence à votre com laissé en 2013… j’ai eu la flemme de lire les inepties qui en ont découlées depuis…
        PEACE

      • Monsieur,

        Vos propos me surprennent. Vous vous dîtes psychologue clinicien et pourtant :
        – Vous ne prenez aucun recul sur mes propos et réagissez avec colère.
        – En employant un langage très châtié vous dites « avoir eu la flemme » de lire les messages qui ont suivi.
        – Vous qualifiez ces mêmes messages que vous n’avez pas lus d' »inepties ».
        – Vous me suggérez d’aller consulter un psy…un peu comme comme le ferait un profane.

        Le directeur du département de psychologie de l’université où je suis, qui est professeur en psychologie clinique a dit lors d’un cours : « En tant que psychologue, vous ne devez pas vous garder d’émettre des jugements mais vous devez pondérez ces derniers ». Ce n’est visiblement pas ce que vous venez de faire.

        J’en profite pour vous indiquer que vous avez fait erreur. Je ne suis pas infirmier ou étudiant en soins infirmiers. Je suis actuellement étudiant Master 2 de psychologie des organisations et je maintiens mes propos s’agissant de la place de la psychologie dans la société. La psychologie étant à l’origine de la psychométrie, la seule véritable qualification du psychologue est la constitution et la passation de tests psychométriques. Toutefois, les éditeurs de tests, aujourd’hui, proposent des formations pour que des quidams puissent apprendre à utiliser des tests aux fins de les acheter et de les employer légalement. Ce sont là les propos du directeur du Master 2 que je suis. Ainsi nous perdons progressivement la plus-valu liée au titre de psychologue. Je ne dénigre pas la psychologie, j’ai simplement conscience de la représentation que se font les gens en général de la psychologie. En effet, qu’il s’agisse de mon manager à mon travail, de mon tuteur de stage RH, ou de connaissances, tous me disent « Une fois diplomé, tu vas ouvrir ton cabinet de psychologue/psychiatre ? » alors même que je leur avais expliqué à plusieurs reprises ce qu’était la psychologie des organisations. J’ai même droit aux sempiternelle phrases caricaturales de la psychanalyse.
        Par contre un infirmier a, dans l’esprit des uns et des autres, une place à peu près claire et consensuelle : « C’est l’assistant du médecin », ce qui permet d’avoir une idée plus claire encore de son utilité. Le psychologue…on sait pas trop à quoi il sert…à part qu’il entend des histoires d’inceste.

        Je maintiens que sur la champ clinique l’infirmier est aussi voire plus compétent que le psychologue. Alors que l’étudiant en infirmerie apprend durant trois ans un métier spécifique caractérisé par des compétences précises maîtrisées au travers de nombreux stages cliniques. Comme vous j’ai suivi des cours de psychologie clinique qui étaient chargés de vraies « inepties ». En effet, lorsqu’on nous épargnait les biographies de Freud, Lacan et leurs contemporains, ou la façon dont nos enseignants géraient leur vie privée, nous entendions que :
        – Les publications scientifiques étaient des idioties.
        – L’inconscient de Jack Nicholson l’aurait poussé à interpréter des rôles dans des films traitant d’inceste car lui même serait le fruit d’une relation incestueuse ou un truc dans le genre.
        – Les animaux ne pensaient pas.
        – L’activité neuronale et les maladies mentales ne sont pas liées.

        Dans mon dernier commentaire que vous avez eu la « flemme » de lire, j’explique simplement le fait que les psychologues ne sont pas taillés pour une activité salariée notamment au regard des exigences de la déontologie et de nos compétences réelles qui consistent en fait à diagnostiquer et à optimiser des processus d’analyses et de prises de décisions (organisationnels ou humains). Nous aurons des supérieurs en RH qui ne sauront pas recruter ou qui auront des pratiques managériales très perfectibles…mais nous devrons obéir. Je pense que vous-même avez éprouvé dans un cadre clinique un situation similaire, à savoir des attentes de votre structure en décalage avec vos analyses.

        Mais même en activité libérale, il est difficile de faire entendre à une personne, surtout un cadre formé et/ou expérimenté, que son processus d’analyse et de décision est dysfonctionnel et je le sais pour le vivre en stage. Une telle critique, même bien amenée, vient décrédibiliser le cadre ou le chef d’entreprise dans ses pratiques et remettre en question un grand nombre d’acquis et de croyances. Les solutions proposées sont alors mal accueillies.
        Une autre cause à cette défiance est la place de notre formation en France. Nous sommes vus comme des astrologues. Nous n’avons pas le caractère sacré du diplôme de droit ou de médecine.

        Désolé pour le pavé…vilaine habitude.

  12. bonjour, comment prendre au sérieux un jeune qui décide de faire psycho ? ex de ma nièce : un trimestre de paces : trop dur…. donc septembre psycho. et à ses heures libres, caissieres !!! c’est quoi le rapport ? confondre logue et iatre est grave en France peut etre aurait elle du faire option grec et latin et pas dessin au lycée ? la question est : est-ce un métier par dépit ou par vocation. facile : une vocation vous conduit tres tot par de petits chemins ex : bénévolat à la croix rouge, au secours populaire… et si l’argent est necessaire alors déjà préparer à 16 ans un bafa et travailler durant les vacances avec des enfants…puis preparer un diplome de directrice de centre de vacances pour l’expérience avec les adutes… aujourd’hui il y a les taps dans les communes qui vous permettent d’etre en contact sans diplome, et sans compétence et là les mairies sont ravies de vous recevoir et d’accepter votre candidature, avec des enfants en milieu scolaire, bon ok pas payé mais faut avancer ses pions dans la vie. et pour trouver des stages en psycho un bon cv et lettre de recommandation c’est mieux que un cv vide rempli de vacances tres occupées à la plage…et un travail certes usant mais un vrai travail pour quelqu’un qui en a fait un choix de vie, prouver qu’on est tellement humain au point de prendre la place de quelqu’un qui sort avec un bts fait pour ce métier…..travailler avec des structures en rapport avec l’humain vous permettrait de voir si vous etes prets , toutes votre vie , à etre livré aux autres et à leur écoute. je rappelle qu’on ne voit un psychologue que quand on se pose des questions sur soi-meme. posez vous la question : auriez vous eu besoin un jour d’un psychologue ? y etes vous allé ? pourquoi ? j’y suis allée une fois quand mon mari en plein divorce a dit au juge que ma fille de 13 ans etait en danger moral et physique? j’ai dépensé plein d’argent pour un certificat sans grande valeur et 10 séances peinible pour mon amour de petite fille alors que je n’avais que 450 euros pour vivre avec elle. cette enfant qui n’avait jamais etait la seconde de sa classe depuis le CP qui ne me faisait pas de crise d’adolescence. il suffisait de l’interroger, de demander son livret scolaire et de voir son curscus extra-scolaire, concervatoire piano et dance classique , sport d’équipe etc… je rappelle que ça n’est pas rembourser par la sécu . donc en libéral si c’est l’appat du gain qui vous fait vous engagez bon courrage !!!!! quand on est dépressif un psychiatre est le seul à pouvoir vous aider car lui seul prescrit des médoc ,et lui est remboursé, pas le « logue » . il faut de tout sur cette terre mais surtout des gens honnetes avec les autres et eux -meme. une vocation doit vous emmenez vers ce but car vous serez le meilleur et donc le plus recherché. les autres ne seront que des charlatans sans personne dans un joli cabinet, sauf pour un certif qui ne sert à rien…..alors un conseil pour votre crédibilité commencez par du bénévolat aupres des vrais gens : personnes agées , enfants…….et ça des votre plus jeune age.

    • Être psychologue ne signifie pas être altruiste. La psychologie est la science du comportement et c’est par intérêt pour le comportement humain que nous nous lançons dans ces études.

      Vous critiquez les psychologues cliniciens, mais depuis quand fait on 9 ans de médecine par altruisme ? Quand on fait médecine c’est aussi (et surtout) pour le prestige et la rémunération. De plus, beaucoup de psychiatres pratiquent la sur-tarification des séances étant donné qu’ils doivent faire une facturation par 30-45 minutes contre 15 minutes pour un médecin non psychiatre qui se contente de consultations classiques.

      Si les consultations psychologiques étaient prises en charge par la sécurité sociale ce qui est le cas je crois au Canada, le problème ne se poserait pas et les personnes s’occuperaient davantage de leurs souffrances psychiques qui ne se résolvent pas à grands coups de traitements psychopharmacologiques.

      Par contre les psychologues ont une compétence unique que les psychiatres n’ont pas : la pratique de la psychométrie.

      Les psychiatres auront tendance à vous évaluer « à l’oeil nu » alors qu’un psychologue utilisera un test dont les qualités métriques auront été éprouvées mais qui lui aura couté très cher (un smic pour l’un des moins onéreux) sans parler des copies qu’il devra racheter.

      Le psychologue doit non seulement se rémunérer mais aussi amortir ses frais. Un psychiatre pratique la sur-tarification pour être au même niveau que ses confrères médecins (pas de frais hormis les feuilles pour les ordonnances…)

      Comme je le dis souvent la psychologie est la science du comportement. Tout ce qu’elle rapporte a été scientifiquement testé, c’est l’exigence du chercheur en psychologie.
      Allumez votre téléviseur, mettez la chaine des informations. Bon nombre des questions posées, des débats lancés et des problèmes rencontrées dans notre société sont traitées voire solutionnées par la psychologie depuis plus d’un demi siècle :

      – Psychologie cognitive –> Comment bien l’apprendre et construire ses connaissances ? Comment remédier aux problèmes cognitifs (troubles de mémoire, les suites d’AVC, la dyslexie). Comment l’interface de vos ordinateurs, téléphones et machines professionnelles doivent elles être conçues pour réduire au maximum la fatigue mentale (Ergonomie cognitive).

      – Psychologie sociale –> Comment les personnes en viennent à se radicaliser, à entrer des sectes, comment sont-elles soumises à l’influence des groupes ?

      – Psychologie du travail et des organisations –> Comment recruter ? Comment formez ? Quelle est la réalité du poste de travail ? Comment aménager l’espace professionnel ? Comment pratiquer la gestion des emplois et des compétences ? Comment stimuler la performance du salarié ? Comment réduire l’absentéisme, turnover et engager davantage les salariés dans leur travail ? Comment éviter grèves, suicides (France Telecom), épuisement professionnel (le fameux burnout dont on parle en ce moment et que la psychologie a introduit il y a un moment) ?
      Comment évaluer et réduire les risques d’accident du travail ?

      – Psychologie de la santé –> Comment faire en sorte que les gens arrêtent de fumer ? Appel à la peur (fumer tue) ou communication préventive, organisée ? Comment amener individuellement les gens à arrêter de fumer ?

      – Psychologie de la communication –> Comment en vient on à faire des amalgames (musulmans, terroristes) ? Comment les journalistes orientent ils indépendamment notre opinion ?

      – Psychologie judiciaire et de la justice –> Quels sont les déterminants des comportements violents ? Comment réduire la récidive ? Comment les informations doivent elles être présentées aux magistrats et jurés (l’ordre est important) ? Les juges sont ils sensibles à l’ancrage numérique (oui) ? Comment doit on sélectionner un juré ou interroger un témoin pour ne pas lui suggérer une information accidentellement ?

      – Psychologie de l’éducation –> Doit on déclarer publiquement les notes aux élèves ou pas ? Combien d’heures de cours un enfant peut il suivre par jour ? Doit on supprimer les notes ? Comment construire un barème ? Quels bagages/ capacités sont primordiaux à développer chez l’enfant ?

      – Psychologie du développement –> Comment fournir à ses enfants les meilleurs éléments en vue de son développement ? Comment se déroule le vieillissement normal de la personne ?

      – Psychologie politique –> Je n’en connais trop rien malheureusement.

      • Je ne pense pas du tout que la place de la Psychologie est seulement de l’ordre de la recherche et du scientifique. Mais alors ça, vous êtes très loin de l’entendre; vu le soin et temps que vous prenez pour appuyer votre propos (et à éviter la rencontre, l’imprévu et l’humain?).
        Abstrait? Bien sur que la psyché humaine l’est. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent qu’on peut la quantifier, ni même la rationaliser.
        Alors faites des tests, des expérimentations… que l’ont continue sur cette voie de l’humain techno-scientifique normalisé. Adaptez le, multipliez ses performances, et pathologisez ses affects (il va en devenir meilleurs, bien plus forts! mais bien sur!).
        Ça serait tellement rassurant de trouver des « déterminants » comme vous dites. Mais c’est en oublier la singularité de chacun.Vous ne vous comprendrez jamais. Comme vous ne comprendrez jamais personne et que personne ne vous comprendra. Quelque chose échappera toujours. L’humain n’est pas un caillou, ni même qu’un organisme ou un système neuronal! Et même l’histoire a prouvé que la connaissance de la physique et de l’organisme nous échappe.
        Pas taillé pour une activité salariale? Effectivement, nos actes ne sont pas faciles à comptabiliser. Pas de rendements, d’acte à proprement parlé dans le champs de la santé (si on reprend la comparaison de l’infirmier).
        ça serait très long mais tout à fait intéressant de s’étendre sur la place et la fonction du psychologue en institution (il y a dire).
        J’aimerai juste vous poussez à faire un pas de coté sur votre réflexion (c’est le propre du psychologue clinicien). Vous parlez de questions et de solutions. Il n’y en pas. Sinon le monde ne serait pas comme ça. Ce n’est pas du pessimisme! C’est une philosophie à l’encontre du diktat de la science, du vérifiable, contrôlable, d’une prétendue vérité. Enfin le psychologue clinicien est bien loin de tout ce que vous décrivez. Je ne sais même pas pourquoi je vous écris, car je suis fatigué de ces débats. Et je sais que ceux qui prônent la psychologie scientifique sont très têtus (défensifs?)…
        Vous même vous faites ces blagues d’incestes sur la psychanalyse alors que deux phrases avant souligner le caractère « sempiternelle ». Enfin vous êtes intelligent et faites ce qui a du sens pour vous donc je ne vous reproche rien du tout hein! Juste pour une fois j’ai pris la peine de répondre à ce genre de débat car il m’a semblé que vous pourriez en faire quelque chose.

      • Bonjour Tutti,

        Votre intervention est intéressante.

        Je suis partisan du positivisme d’Auguste Comte. Qu’est ce que la science ? Ce n’est que héritière de la philosophie. Une méthodologie fondée sur le principe du déterminisme : Tout phénomène (même comportemental) est l’effet d’une ou plusieurs causes. Pour cela, les chercheurs utilisent les mathématiques qui nous disent s’il y a un lien entre deux phénomènes (corrélation) ou si la présence/l’absence d’une variable provoque des variations (comportementales).

        « Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre » sur le fronton de l’académie de Platon. La philosophie était de la science à un état plus primitif car rien n’était établi mathématiquement contrairement à aujourd’hui.

        Cela signifie-t-il que l’on peut recouvrir l’entièreté des déterminants d’un phénomène comportemental ? Bien sûr que non. Même si les régressions multiples permettent de présenter un aperçu de la part du phénomène expliqué par chaque variable, on ne peut contrôler toutes les variables en présence.

        Contrairement à certains psychanalystes (Bettelheim par exemple), les chercheurs n’ont pas vocation à se répandre en conjectures non vérifiées, mais à nous éclairer sur ce qui peut contribuer au bien-être et à la performance.

        Alors que beaucoup des tenants de la psychanalyse sont restés sur le postulat de Freud quant à la supposée absence de connexion entre l’activité neuronale et les troubles mentaux, les recherches en neuro-anatomie, neurobiologie et psychologie cognitive démontrent le contraire depuis plusieurs décennies.

        Je suis d’accord avec vous…chacun est différent. Mais, que vous le vouliez ou non, le système nerveux humain obéit à des lois qui provoquent des comportements que les chercheurs ont pu quantifier. Notre environnement nous bombarde d’informations qui sans que nous le sachions affectent nos évaluations, et fait muter notre identité sociale.

        Exemple : le simple fait de voir une image de billets de banque diminue les chances de produire des comportements « d’aide » et pousse à s’asseoir moins près des autres.
        Même une part de l’histoire personnelle a pu être quantifiée : saviez-vous que le sentiment d’avoir risqué sa vie à cause d’un dysfonctionnement au travail augmentait l’investissement et la performance en formation lorsque cette dernière vise à prévenir ce dysfonctionnement ?

        J’aimerais terminer ma réponse en revenant sur votre première phrase notamment le passage « éviter la rencontre, l’imprévu et l’humain? »

        Je suis psychologue du travail (donc d’obédience expérimentaliste) et j’ai travaillé dans l’insertion sociale. J’ai suivi des personnes éprouvées, émoussées, en perte de repères. Lorsque vous êtes face à une femme qui vous dit qu’elle se voit comme une m***e parce qu’elle touche le RSA, car chaque matin elle voit les ravages du manque de ressources sur son physique, sa garde robe vieillissante qui ne se résume plus qu’à quelques guenilles et qui voit ses compétences s’enfoncer dans l’obsolescence…vous prenez conscience d’une seule chose : Ce n’est pas à grands coups de Freud et de Lacan qu’on aide les gens.

        J’ai rencontré des personnes qui ont souffert à m’en émouvoir aux larmes, des femmes et des hommes qui n’avaient même plus de quoi s’acheter un peu de dignité, même plus de quoi se sentir homme ou femme. Je m’engageais à redynamiser ces personnes…pour les préparer à affronter le regard circonspect et faussement expert d’un employeur voulant se faire désirer. Je les préparais à affronter les remarques assassines de ces recruteurs pour qu’elles puissent enfin retrouver un peu dignité et qu’elle se sentent à nouveau comme des personnes !

        Cette phrase de votre part était malheureuse…mais tellement digne de la caricature que l’on fait du psychologue clinicien: beaucoup de suppositions exprimées et tirées de peu d’informations.

        Bonne continuation

    • Ce qui m’impressionne c’est qu’on puisse lire aujourd’hui des témoignages et avis presque aussi longs que les miens mais dont les contenus se limitent : « C’est de la m***e », « C’est une voie sans issue ». Des argumentaires creux, bardés de contre-vérités et d’idées reçues.

      J’espère pour toi que tu n’étudies pas la psychologie…ni le Droit d’ailleurs. Si c’est le cas je pense que ce n’est pas fait pour toi.Tu n’as pas l’air d’être très disposé à rédiger des bilans psychologiques nuancés en adoptant des un regard critique sur les résultats des test et sur tes observations.

      Mes pavés sont lourds c’est vrai :). Mais à titre de consolation, je peux me dire que j’applique les préceptes de mes anciens enseignants : « faire preuve de nuance, articuler ses idées et adopter une lecture circonspecte »

      • Bonjour Dante,

        Avant tout propos, une courte présentation: Je suis diplômé d’un Master de psychologie clinique (psychopathologie / psychanalyse), passionné de psychologie en général et amateur de physique, et, après avoir baroudé dans la monde depuis trois ans, le temps est venu pour moi de chercher du travail avant mon retour en France. Au cours de cette recherche, mon errance sur le net m’a mené à cet article dont vos commentaires dominent le débat. Bien que voyageant encore, et souhaitant en profiter jusqu’au bout, j’espère pouvoir participer un tant soit peu au débat mème si je risque probablement d’être peu assidu.

        Je commencerai par vous accorder une chose: certains psychologues cliniciens profèrent malheureusement des inepties. Ce qui porte atteinte à l’image du courant théorique que sont sensés représenter ces personnes. Notez tout de même que, parmi les inepties que vous mentionnez, au moins deux sont défensives, en réactions aux perpétuelles attaques subies par la psychanalyse… de la même manière que vous subissez, de la part de patients et de collègues de travail, les amalgames entres tous les champs de la psychologie et celui qui, du fait de l’Histoire, a le plus fait parlé de lui : la encore, la psychanalyse. Même pour un freudo-lacanien comme moi, que la conception commune de la psychologie en soit resté là en France m’exaspère et je corrige sans cesse la définition réduite de la psychologie que proposent mes interlocuteurs.

        Mais j’ai aussi l’impression que votre position à l’égard de la psychanalyse est autant « réac » que certains commentaires vides de contenus vous attaquant. A la position anti-scientifique de certains psychologues cliniciens vous répondez que la science, « preuves à l’appui », peut se permettre d’exclure toute autre méthodologie. Je pense qu’en procédant ainsi, on se phagocyte entre psys.

        Les champs psychologiques scientifiques « en voguent » apportent un nouvel angle d’attaque aux champs « vieillots » pour certaines problématiques, un angle d’attaque tout court pour les problématiques inaccessibles à la psychanalyse. Vous établissez une liste des souffrance auxquelles peuvent remédier chaque champ de la psychologie «légitime ». Peut-être suis-je « trop » dans un rapport subjectif à l’autre ou trop incompétent pour faire rentrer les souffrances des gens que je rencontre dans la liste que vous proposez…ou peut-être y a-t-il des souffrances que vous omettez et ce qu’elles échappent encore trop (pour l’instant…) aux champs de la psychologie que vous proposez? Je pense que la psychanalyse complèterait bien votre liste, pas seulement en se contentant des « restes » de la souffrance humaine mais en complétant le travail d’autres champs, comme ceux-ci le font entre eux. « Ce n’est pas à grands coups de Freud et de Lacan qu’on aide les gens. » dites-vous. Remplacez « Freud et Lacan » par n’importe quel propos : « psychologie » , « médicaments » , « science », etc…la phrase reste vraie : on n’aide pas n’importe quel patient à affronter n’importe quelle problématique, à « grands coups de » n’importe quel outil. On ne plante pas un clou avec un tourne-vis. Avec les théories de Freud et de Lacan, on aide certaines personnes avec certaines problématiques, avec votre référentielles on en aide d’autres avec d’autres problématiques, ou on aide les mêmes personnes avec d’autres problématiques, voire même avec les mêmes problématiques. Arrêtons d’arracher au gens une part de leur être au nom de nos positions, finalement, « idéologiques ».

        Sous prétexte que la psychanalyse échappe à la méthode expérimentale et qu’elle partage des frontières imprécises avec la sociologie et la philosophie, celle-ci devrait être exclue parce que…? La philosophie « scientifique à une époque » (ou, plutôt, ayant permis de penser les outils et les fondations de la science) est-elle elle aussi obsolète à l’ère des sciences? Et pourquoi mentionner l’inutilité présumée du sociologue voisin du psychanalyste? Quel est le rapport avec la psychanalyse dans votre exposé? Si on jette à la poubelle la psychanalyse, doit-on jeter également cette philosophie décadente?

        Aussi, votre mémoire me semble sélective : Freud n’a jamais poser le « postulat…quant à la supposée absence de connexion entre l’activité neuronale et les troubles mentaux. », bien au contraire. Il a lui même débuter par une approche biologique et, au cours de son développement de la théorie et de la pratique psychanalytique, a appelé à ce que la biologie apportent les éclaircissements nécessaires en temps et en heure, selon l’évolution des moyens et des avancées scientifiques. Reste à ce que tout psychologue de tout champ tienne compte des répercussions des avancées dans les autres champs sur leur propre champ d’étude.

        Sélective encore est votre mémoire lorsque vous parlez des psychologues scientifiques qui passent à la télé alors que grand nombre de psychanalystes y passent aussi…bien qu’indépendamment de cela, je ne vois pas en quoi la visibilité de la psychologie dans les médias peut apporter quoi que ce soit à la légitimité d’un champ de la psychologie plutôt qu’un autre.

        Mais c’est au final ce qui marque votre discours en filigrane et qui, selon moi, vous impose une position aussi radicale vis-à-vis de la psychanalyse : Le regard de l’autre vous pèse. Vous êtes tellement obnubilé par la « perte progressive de plus-valu liée au titre de psychologue » « conscient des représentations que se font des gens de la psychologie », tellement fatigué de devoir sans cesse vous distinguer des « sempiternelle phrases caricaturales de la psychanalyse » que vous ressert votre hiérarchie et le grand publique que, pour obtenir la reconnaissance tant désirée de ce dernier, vous êtes prêt à tirer un trait sur la psychanalyse comme sur les souffrances psychiques qui auront échappé à votre listing.

        Pour ce faire, vous attaquez la psychanalyse sur le front de la non-scientificité au point de réduire la spécificité du psychologue « véritable » à la pratique psychométrique. Un psychiatre peut-il substituer un psychologue ne sachant pas utiliser d’outils psychométriques? Oui, si le psychologue se réduit à ces outils. Non si le psychologue dispose des connaissance théoriques permettant de proposer au patient une écoute qui, au delà de l’analyse clinique du cas et de l’obtention de données anamnestiques ou concernant l’évolution des symptômes, va permettre un travail en profondeur sur le rapport du patient à sa réalité et à sa propre psyché. Dans votre vision, vous, en tant que psychologue « utiliseriez un test dont les qualités métriques auront été éprouvées », et le psychiatre évaluerai « à l’œil nu »…j’ajouterai que le psychanalyste écouterait le patient. Loin de moi l’idée d’attribuer au psychanalyste le monopole du rapport subjectif au patient. Mais que vous lui reconnaissiez, après relecture et remise en question, sa spécialisation dans l’écoute subjective des patients, bien qu’incomplète, bien que difficile à cerner et encore plus à évaluer. Le psychologue « scientifique », le psychologue clinicien et le psychiatre ont chacun leur fonction et leurs compétences. Les « contours imprécis » semblent vous effrayer, ça ne fait pas sérieux tout ça. Vous n’envisagez pas de proposer au patient l’oreille du psychiatre (+prescription) ET l’oreille du psychologue (+tests psychométriques) alors que cette dernière oreille, pour peu que vous soyez psychanalyste, est bien différente de la première. Selon moi, que chaque professionnel ait des notions dans autres domaines de la santé mentale, bien que pouvant obscurcir les limites entre les fonctions te tout-un-chacun (il faut alors penser ensemble nos fonctions et définir une stratégie commune), est ce qu’il faut encourager pour pouvoir nous comprendre et nous compléter, pour articuler au mieux nos efforts et graisser la machine du soin psychiatrique.

        Vous semblez regretter le recours de masse à la psychopharmacologie…mais c’est justement au nom de la « magie de la science » que les gens cherchent dans les médocs solutions à tous leurs maux. C’est justement parce qu’ « on sait aujourd’hui que tout se passe dans le cerveau », parce que nous ne sommes que des paquets de chaire victimes de phénomènes biologiques endogènes ou exogènes (surtout sociaux), que les personnes ne prennent plus le temps de s’interroger sur les causes de leurs maux. Bien que nous savons vous et moi que «le système nerveux humain obéit à des lois » et que l’activité neuronale régit tout comportement humain, nous sommes, je l’espère, tous deux opposés à cette conception unilatérale du soin en générale. Bien que nous nous basons tous deux sur le principe du déterminisme dans nos domaines d’étude, là où j’opte pour une recherche commune sur la complémentarité des champs de la psychologie aussi bien dans la recherche que sur le terrain, vous optez pour l’exclusion de la psychanalyse allant jusqu’à dire de manière insultante que « Le psychanalyste est quant à lui le professionnel qui fait à la fois rire et rêver, tout comme l’astrologue. On n’accorde pas de crédit à ce qu’il pense mais ce sont des activités auxquelles on peut apprécier de se livrer de temps à autre pour se changer les idées. » . Tout ça au nom de la science, en surface, mais afin d’assouvir un besoin de reconnaissance sociale de votre propre champ d’étude par ce « On » dont vous parlez.

        Cette hypothèse fumeuse me desservira probablement en ce quelle peut s’apparenter à une attaque personnelle. Mais je souhaite seulement vous renvoyer face à vos motivations puisqu’en insultant les psychanalystes en général de la sorte votre intention n’est certainement ni d’apaiser le débat, ni, du coup, de le faire avancer (ce qui est malheureux car votre point de vue n’est pas inintéressant ). Je doute permettre au doute de s’immiscer dans votre pensée… doute pourtant légué par la philosophie à la méthode scientifique. Mais peut-être ferai-je travailler la pensée critique d’autres lecteurs. De mon coté, je m’efforce de pousser mes confrères à chercher ce que les autres champs de la psycho peuvent apporter à notre réflexion, et ce que nous pouvons apporter à la leur. Oui, la psychanalyse doit se remettre en question, tout comme nos confrères scientifiques qui, dans leur propre méthodologie, parviennent à se fourvoyer (lire cet article intéressant sur le fait que la majorité des publications de recherches sont, après vérification, fausses: http://robotics.cs.tamu.edu/RSS2015NegativeResults/pmed.0020124.pdf ), et doivent maintenant repenser leur méthodologie et rectifier le tire. Comme quoi, chassez le naturel, il revient au galop… Mais pas d’inquiétudes Dante, un jour, et mon petit doigt me dit que ce jour n’est pas très loin, on parviendra à mécaniser tout ça : on exclura enfin l’erreur humaine de la recherche et, qui sait, peut-être meme du soin! On aura atteint la vérité vraie!..Mais bref, peu importe, il s’agit là d’un autre débat.

        Je terminerai sur un petit hara-kiri interprétatif en mentionnant le petit lapsus révélateur que vous faites lorsque vous écrivez : « –Je suis actuellement étudiant Master 2 de psychologie des organisations– et je maintiens mes propos s’agissant de la place de la psychologie dans la société. La psychologie étant à l’origine de la psychométrie, la seule véritable qualification du psychologue est la constitution et la passation de tests psychométriques. Toutefois, les éditeurs de tests, aujourd’hui, proposent des formations pour que des quidams puissent apprendre à utiliser des tests aux fins de les acheter et de les employer légalement. Ce sont là les propos –du directeur du Master 2 que je suis–. ». J’espère que, lorsque vous serez directeur de votre Master, vous aurez pris de la distance par rapport à cette identification assez commune… Nous avons quasiment tous connu l’attrait du discours du maitre à un moment ou un autre lors de notre passage sur les bancs de la fac, je vous rassure. Excusez moi ce petit écart, j’arrête là ce petit jeu inoffensif des blagues de colloques lacaniens qui, je le sais bien, exaspère profondément nos confrères psychologues d’orientation autre.

        Plus sérieusement, je vous recommande une lecture pour prendre du recul par rapport à ces débats/guéguerres stériles: « Pour en finir avec la guerre des psys » de Jean-Jacques Rassial, professeur de psychopathologie et de psychanalyse mais aussi féru de mathématiques, de neurosciences, de philosophie et de cognitivisme…Je trahis là ma propre petite identification 😉

        Pardon pour le pavé.

        Cordialement, un confrère qui espère tout de même un peu changer votre vision de la psychanalyse autant que vous espérez que « les gens » changeront leur vision de la psychologie lorsque je serai au chômage. 😄

      • Fanon,

        Des recherches fausses….oui

        Ce que vous dites là se fonde sur l’exigence de reproductibilité d’un étude scientifique. Beaucoup de chercheurs s’emploient à reproduire les recherches de leurs pairs afin de confondre ces derniers, ou d’approfondir leurs travaux.
        Mais vous avez raison. Beaucoup d’expérimentations plus anciennes auraient été invalidées si elles avaient été soumises à l’APA aujourd’hui. Il est avéré que des chercheurs ont volontairement modifier leur données pour obtenir les résultats escomptés….mais cela nous l’apprenons en cours de méthodologie expérimentale…pas en psychanalyse.

        Si des chercheurs ont pu être percés à jour c’est grâce à la reproductibilité qui est un gage de qualité. C’est grâce à cette rigueur que nous nous rapprochons de la vérité

        Par contre, on ne saura jamais dégager le vrai du faux dans le cas Shreber, ni dégager les symptômes généralisables à sa psychose infantile….c’est un témoignage personnel d’une situation professionnel singulière. Pourtant, ce seul et unique cas représente pour beaucoup de confrères un canon d’appréhension de la psychose infantile…

        Il n’y a pas de socle commun reconnu par tous et attesté par la recherche en psychologie clinique…c’est pour cela que nos enseignants en psychologie clinique, tous d’obédience psychanalytique, passaient la majeure partie de leur temps à se contredire entre eux.
        C’est pour cela que lors du fameux débat autour de l’homoparentalité psychiatres et psychologues cliniciens d’obédience psychanalytique passaient leurs temps à s’étriper avec leur fameux : « Oui mais Freud disait… ».

        La psychologie est une grande discipline qui gagnerait à se centrer autour d’une méthodologie expérimentale et à réduire l’usage du titre du psychologue aux docteurs en psychologie…(je ne prépare pas de doctorat).

        Pour ce qui est du lapsus que vous dites avoir relevé…à la première personne du singulier le verbe « être » et le verbe « suivre » produisent le même mot.

        Bonne continuation

      • Bonjour Dante,

        L’observation, la soumission de l’hypothèse a l’expérimentation, la reproduction, l’interprétation (et révision de l’hypothèse), puis l’acceptation des résultats par l’application rigoureuse du protocole. La méthode expérimentale n’a pour seule failles les biais introduits par l’homme qui la mène. Flourens a prouvé que la théorie phrénologique de Gall ne tenait pas la route, mais sans savoir qu’il y avait une différence fondamentale entre le cerveau des oiseaux et le cerveau humain, probablement pousser par son aversion envers la phrénologie à occulter cette possibilité, il conclut que toutes les régions du cerveau sont impliquées dans toutes les fonctions cérébrales. Ce qui est faux. Et ce que d’autres chercheurs, grâce à la méthode scientifique, ont pu prouver être faux.
        Aujourd’hui, le « publish or perish » peut pousser certains chercheurs à déformer leurs résultats ou à insérer une légère erreur qui causera la polémique pour être référencés dans un grands nombres d’autres publications qui n’attaqueront pas le fond de leur recherche. Aussi, on oriente la recherche sur la mise en évidence d’effets car une recherche qui met en évidence un effet récoltera plus de fonds qu’une recherche qui met en évidence l’absence d’effet… L’article que j’ai cité est une analyse statistique de la méthode scientifique telle qu’employée par les chercheurs actuellement et qui révèle comment, influencés par le contexte socio-économique, certaines tendances se dégagent dans les protocoles (choix du type d’échantillon, valeurs statistiques mises en avant dans l’interprétation), et comment la véridicité des trouvailles scientifiques est inversement proportionnelle à certains facteurs contextuels (budget, quantité des relations étudiées, nombre d’équipes scientifiques travaillant sur la mème question, etc.)
        Tout comme l’auteur de l’article, lui mème chercheur, je ne cherche pas là a discréditer la méthode scientifique qui est sans question la mieux adaptée pour mettre en évidence des vérités indubitables. Mais ce que je souhaite vous faire remarquer, c’est qu’en conclusion de l’article, l’auteur propose des bribes de solutions pour remédier à ce problème de taille:
        La recherche scientifique, dans les faits, en s’établissant de la manière qu’est la sienne actuellement (système d’attribution de fonds, de publications, etc.) a induit des biais dans sa propre méthodologie et se retrouve, selon l’auteur, dans une période de crise qu’il ne faut pas nier et qu’il faut affronter comme tout courant de pensée a eu a se restructurer pour faire face a des crises. Sans cela, la part de « fausses » publications, pourtant involontairement ainsi, ne sera pas reduite.

        La psychanalyse, quant à elle, aura bien du mal a sortir de sa propre crise pour les raisons que vous mentionniez. Plusieurs écoles se font face mais sans disposer d’outils pour trancher sur les différentes questions. Donc, cherchons des outils. Puisons dans les avancées d’autres champs pour aller de l’avant. Freud disait… non, je rigole 😉 . Freud est un génie de son temps, Lacan nous a également beaucoup apporté, mais le temps passe et il est temps de faire évoluer la psychanalyse.
        Vous semblez vouloir botter la psychanalyse hors de toute institution… Pour ma part, je suis persuadé que ce serait une erreur. La majorité de mes amis psychologues sont cognitivistes/développementalistes. Leur impression est souvent la suivante : ils disposent d’outils pour travailler avec le patient sur différentes facultés et ils savent, humainement, être dans une écoute empathique du patient. Mais cette dernière posture leur est souvent difficile à supporter car ils ne savent que faire de la parole du patient lorsqu’elle demande plus qu’une écoute empathique et qu’elle déborde des grilles d’analyse de leurs outils de travail. Ces outils sont, du coup, souvent ramenés au centre de la relation autant pour réorienter le patient sur le travail à faire « pour aller mieux » que pour sortir le psychologue submergé de paroles.
        La théorie analytique doit évoluer, mais que l’on reconnaisse tout de mème le formidable outil d’écoute et d’ouverture du patient sur son rapport au monde et à son monde intérieur. J’entends qu’il soit agaçant d’entendre parfois des interprétations usant d’images symboliques tirées par les cheveux en réunion d’équipe, mais si la méthodologie expérimentale permet de s’approcher de la Vérité, la psychanalyse permet, peut-être malgré elle, au patient de s’approcher de sa vérité personnelle.

        En résumé, nous sommes d’accord sur le bienfondé de la méthode expérimentale et sur les travers de la psychanalyse. Par contre, là où vous estimez que toute psychologie non-expérimentale est à exclure, je pense qu’il faut pousser la psychanalyse à évoluer comme le font les autres champs de la psychologie et avec eux (j’entends par là, en se remettant en question à partir des avancées des autres champs) et à venir compléter une grande famille de la psychologie qui ne peut se permettre de jeter le bébé avec l’eau du bain. Les neurosciences pourront probablement un jour suivre le cheminement neuronal de la pensée et révélé des choses formidables. Tout champ de la psychologie devra se servir de cela pour apprendre et grandir. Mais mème en sachant au niveau cérébral quel effet produit l’humain face à l’humain, il restera qu’il faudra deux humains interagissant dans le but d’agir sur l’un d’entre eux et que l’interaction entre le psychologue cognitiviste et son patient est différente de celle entre un psychanalyste et son patient. Reste à déterminer qui a quel effet et comment s’organiser dans l’intérêt du patient.
        Ma position à moi reste donc qu’on doit chercher ensemble à creuser la matière plutôt que de se tirer dans les pattes.

        Pour ce qui est de la blague sur le « je suis », je me dois de m’incliner. 😉

        Aussi, j’hésite encore entre faire un doctorat et faire un master en psychologie cognitive. Mais quand je vous lis je me dis que ce serait dommage de faire un autre master si c’est pour me retrouver avec vous à perdre mon titre de psychologue dans le cas où un doctorat serait exigé… 🙂 Mais je ne suis pas contre l’idée. Si je ne me trompe pas, c’est au Québec que le titre de psychologue est réservé aux docteurs. Vu comment la filière est bouchée en France, c’est sur que cette possibilité mérite réflexion.

        Sur ce, peut-être seront-nous un jour menés à travailler ensemble, ce qui serait probablement très intéressant, mais d’ici là:

        Bonne continuation à vous également.

      • PS: J’ai mis mon vrai nom de famille au lieu de mettre mon pseudo mais vous aurez compris qu’il s’agit en fait de Fanon

  13. Article intéressant! Je vais m’inscrire en licence de psychologie à la rentrée. Je suis ravie de reprendre mes études mais je ne suis pas sure de vouloir être psychologue. J’imagine que le métier peut prendre différentes formes selon la spécialité, la structure dans laquelle on exerce, si on est fonctionnaire, salarié ou indépendant, etc.C’est pour cette raison que je me lance dans l’aventure!

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