Témoignage de Sarah : Luxembourgeoise, elle vient suivre ses études de psycho en France.

  1. pays-toutes-directions-600x364Peux-tu te présenter aux lecteurs ?

Née en Lorraine, arrivée à 4 ans au Luxembourg pour raison professionnelle de mes parents. J’ai grandi et effectué toute ma scolarité au Luxembourg, Lire la suite

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Témoignage d’Emmanuelle : Concilier vie de famille et études de psychologie.

cote-parents-en-famille-travail-et-vie-de-famille-hs1-1-5392.jpg-5392-556x556Pas toujours évident de concilier à la fois sa vie de famille, ses études et tous les soucis de la vie quotidienne. Emmanuelle nous donne ses conseils pour gérer au mieux cette situation.

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Témoignage de Carine : Se reconvertir et devenir psychologue scolaire.

illustration-crayons-2Aujourd’hui, Carine a eu la gentillesse de partager avec nous son parcours. Actuellement professeure des écoles, elle se lance dans une reconversion professionnelle afin de devenir psychologue scolaire. Zoom sur une reconversion cohérente et réfléchie.
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Témoignage: Mathilde, étudiante à l’IED (ou comment étudier la psycho à distance)

imageAujourd’hui, je vous présente un article vraiment complet sur les études de psychologie à distance ! Au programme: Mathilde, étudiante en psychologie, termine ses études à l’IED. Elle vous parlera des tarifs, de son organisation, des écoles proposant des cours à distance, de son expérience et bien plus encore ! Je la remercie infiniment d’avoir pris le temps d’écrire ce texte qui renseignera, j’en suis certaine, plus d’un(e) étudiant(e) … 

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Témoignage: Maëva, dyslexique, ex-sportive de haut niveau et en Master 2 !

lettresAujourd’hui, je vous communique le témoignage de Maëva qui souffre de dyslexie. La dyslexie est un trouble spécifique de l’apprentissage de la lecture, lié à une difficulté particulière à identifier les lettres, les syllabes ou les mots.  Elle entraîne souvent des difficultés orthographiques. Autant dire un sacré handicap quand on veut faire des études supérieures. Pourtant Maeva, par son courage Lire la suite

Témoignage de Camille: Retenter sa chance au Master 2 !

Comme je l’ai dit à de nombreuses reprises, la sélection qui s’opère à la fin du Master 1 de psychologie est difficile et exigeante. Beaucoup d’inscrits, mais peu de reçus. Vous avez été refusé en M2 cette année ? Ce n’est pas une fatalité. Aujourd’hui, Camille nous raconte son parcours. Recalée à sa première candidature en M2 en 2012, elle ne se décourage pas et fait tout pour retenter sa chance cette année. Le résultat est plus que positif ! Camille a reçu ces derniers jours plusieurs réponses favorables quant à son intégration dans différents masters du sud de la France. Lire la suite

Le Master Recherche en psychologie

psychologieJ’ai le grand plaisir d’avoir reçu une proposition d’article d’un étudiant en Master 2 Recherche, Olivier Dodier. Il a eu la gentillesse de vous écrire un article complet sur le parcours recherche et les débouchés professionnels. Je vous laisse le lire.

Le Master Recherche

Chaque année, des milliers d’étudiants en master première année sont invités à formuler des choix d’orientation en master 2. Après avoir au préalable choisi un domaine d’application (clinique, sociale, cognitive, neuropsychologie, etc.), ils doivent aussi décider s’ils veulent devenir psychologue praticien ou bien d’effectuer des travaux de recherche. Afin de les sensibiliser à ces deux types de pratique de la psychologie, ils sont en général amenés, au cours de la première année du master, à effectuer à la fois un stage d’application des savoirs, ainsi qu’un mémoire de recherche. Dans certains cas, les deux seront liés, dans d’autres non.

Le choix entre le type de pratique est primordial, car dans la formation même du master 2 (professionnel ou recherche) et les perspectives proposées, les contenus et prérequis divergent totalement !

Cet article va proposer, non pas un comparatif entre les deux types de formation, mais une présentation de ce qu’est le master Recherche, un exemple de contenu de formation, ainsi que les perspectives professionnelles possibles à l’obtention du diplôme.

Des apprentis chercheurs

Si, en M1, les étudiants s’initieront à la recherche avec leur mémoire, c’est en master Recherche que la formation réelle à la recherche sera dispensée aux étudiants désirant de continuer dans cette voie. Ainsi, pour plusieurs raisons (par exemple, les effectifs en général assez réduits, les tâches réalisées et l’intérêt commun pour le même travail), les étudiants seront considérés plutôt comme des apprentis chercheurs. Donc, s’ils auront accès à plus de ressources documentaires, peut-être, que des étudiants en Licence ou en master Professionnel, qu’ils pourraient avoir plus de « proximité » avec les enseignants-chercheurs et participer activement à la vie du laboratoire, il leur sera aussi demandé de fournir du travail de niveau professionnel, à la hauteur du niveau d’un laboratoire de recherche.

Le travail de recherche

Évidemment, les étudiants dans ce type de master auront à valider leurs connaissances, au moyen d’examens ou de dossiers à rendre. Cependant, la majeure partie de leur année sera consacrée, comme en M1, au mémoire de recherche. La structure sera exactement la même : exposer un cadre théorique dans un domaine précis, qui amène à une réflexion, à un questionnement (la problématique), et à des prédictions (les hypothèses), une méthodologie fiable et validée scientifiquement, la plupart du temps des traitements statistiques, de l’analyse de résultats, leur interprétation et enfin, une discussion en terme de perspectives et de positionnement au sein de la littérature. Ce qui différera sensiblement du mémoire de M1 sera l’exigence demandée par le corps professoral présent lors de la soutenance et tout particulièrement celui du directeur de recherche.

Mais, une question se pose alors : comment choisir le bon directeur de recherche ? La plupart du temps, les étudiants de M2 Recherche resteront avec l’enseignant qui les a encadré lors de la recherche de M1. Lorsque celui-ci n’en n’aura pas la possibilité (par exemple, s’il l’étudiant change d’université entre le M1 et le M2), il conviendra alors de choisir un enseignant qui travaille dans un thème de recherche le plus proche possible, dans la théorie et la méthodologie, des volontés de l’étudiant. Pour ce faire, il pourra évidemment être conseillé par son directeur de recherche de M1.

Le reste de la formation

Celui-ci dépend de l’université qui propose le master Recherche. Cependant, il existe quelques points incontournables. Tout d’abord, la recherche implique de solides connaissances en anglais. En effet, comme déjà dit dans de précédents articles, une très grosse majorité des articles scientifiques ou ouvrages à lire sont en anglais. C’est pourquoi des enseignements sont généralement dispensés dès la première année. Très tôt, il sera demandé aux étudiants d’avoir de réelles compétences dans la langue de Shakespeare : assez vite, il leur sera demandé, s’ils poursuivent dans des études doctorales, de soumettre des articles de recherche en langue anglaise, de participer à des activités scientifique où tous les travaux seront présentés en anglais (à l’oral, donc).

L’autre point incontournable, et en général qui n’est pas le préféré des étudiants est les statistiques. Il est vrai que cela peut paraître déroutant au sortir du bac (et pour une partie, d’un bac L), d’arriver en psychologie et de voir qu’un des premiers cours réguliers sont, encore et toujours, des mathématiques ! Cependant, bien que cette matière soit généralement de bas coefficients lors des examens, et que cela n’encourage pas les étudiants à se consacrer autant à sa révision que pour les matières de psychologie, il est indispensable d’en comprendre très vite la logique. En effet, en Master Recherche, les statistiques sont primordiales. Tout mémoire sera analysé au moyen de traitements statistiques complexes, précis et fiables. Si en M1, nombreux professeurs assistent (plus ou moins) les étudiants à ces analyses, il est demandé en M2 Recherche d’avoir le niveau pour les faire seul. Il n’est cependant pas exclu de les faire avec son professeur tuteur ou bien avec d’autres acteurs collaborant à la recherche.

Quelles perspectives professionnelles ?

S’il y a une chose à savoir absolument, c’est qu’en grande majorité, les master Recherche n’obligent pas à faire de stage, puisque les 500h donnant droit au titre de Psychologue ne sont pas requises pour continuer en thèse et obtenir le titre de Docteur en psychologie. Cependant, rien ne l’interdit non plus. De nombreux chercheurs ont le titre de Psychologue et de Docteur. Bien que beaucoup aient validé à la fois un M2 Professionnel et un M2 Recherche, il arrive que certaines aient fait leur stage lors de l’année de Master Recherche. Ainsi, une fois le titre de Psychologue obtenu, il est tout à fait possible alors d’exercer en libéral, en institut, en milieu hospitalier, en entreprise, bref, partout où il existe de la place pour nous accueillir !

Mais majoritairement, les étudiants en master Recherche poursuivront leurs travaux en thèse. Celle-ci dure, au minimum, 3 ans, et constitue un conséquent travail de recherche, toujours dans le même schéma que celui du mémoire. La différence est alors au niveau de la quantité et qualité du travail, du niveau d’exigence, du statut d’étudiant, des responsabilités. Bien souvent aussi, les doctorants sont amenés à enseigner. Les étudiants en Licence ont, sans le savoir, souvent affaire à des doctorants qui, déjà spécialistes dans leur domaine, ont tous les savoirs requis pour les transmettre aux plus jeunes générations. Ainsi, ils ont l’occasion de s’exercer à leur futur métier : celui d’enseignant-chercheur. Au sortir de la thèse, il existe alors plusieurs possibilités, avec en poche son titre de Docteur. Le jeune docteur pourra alors effectuer une à plusieurs années de Post-Doctorat, qui est une mission de recherche contractuelle dans une université. Cependant, ce n’est pas quelque chose de systématique et obligé. Il est possible, en ayant toutes les qualifications requises, d’accéder à un poste de Maitre de Conférence au sein d’une université.

Quels avantages ? Quels inconvénients ?

Évidemment, comme toute formation, il existe des inconvénients à choisir la voie de la recherche au détriment de la voie professionnelle. Tout d’abord, il est compliqué d’effectuer un stage en parallèle. La recherche à présenter sous forme de mémoire prend énormément de temps, d’énergie et l’étudiant doit en général s’y consacrer à quasi-plein temps. Ainsi, obtenir le titre de Psychologue est compliqué à obtenir avec un parcours Recherche. Il peut alors être difficile pour un étudiant qui n’aura été pris qu’en master Recherche, et refusé dans tous les masters Professionnel pour lesquels il a candidaté de constater qu’il ne pourra pas « aisément » pratiquer avec sa formation à la recherche. Ensuite, comme il a été dit ci-dessus, l’anglais et les statistiques ont une place très conséquente dans la recherche, et il peut être difficile, voire déroutant de consacrer tant de temps à des matières qui ne sont « pas de la psychologie ».

Cependant (et heureusement !) il existe aussi des avantages à choisir ce parcours. Pour les amateurs d’études longues : vous allez être servies. Choisir la voie de la recherche amène souvent à un niveau d’études bac + 8 avec au bout un joli titre de Docteur ! Si ce n’est qu’une appellation, celle-ci peut permettre de renforcer l’estime de soi, ce qui est important pour sa vie professionnelle et personnelle ! Ensuite, le métier de chercheur est un métier qui est au cœur de la connaissance : il permet d’en absorber constamment, de la transmettre, de la créer, de s’en servir à volonté. Le chercheur apprend tout le temps, et cela commence dès la deuxième année de master. Évidemment, ceci n’est pas propre au master Recherche, mais les étudiants en M2 recherche et en doctorat ont généralement très facilement accès à énormément de ressources documentaires puisqu’ ils sont des parties intégrantes du laboratoire. Outre les connaissances, et pour le côté, si j’ose dire, « superficiel », le métier de chercheur peut offrir la possibilité de voyager dans le monde et de rencontrer bon nombre de personnes en participant à des conférences, séminaires ou colloques internationaux. Cependant, il ne s’agira en aucun cas de vacances mais bien d’activités professionnelles et scientifiques !